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Actualités locales:Déplacement en bateau risqué
Posté par: Hervé Berthou sur 18 janv 2013 04:24

Le 2 mars 1764 :16 noyés en allant au marché

En cette période, les routes n’étaient pas ce qu’elles sont de nos jours et parfois, il était plus commode d’emprunter les voies d’eau et donc le bateau. C’est ce que faisaient ces habitants de Tréguier, pour aller au marché de Le Roche-Derrien, soit environ six kilomètres.

Nous sommes donc le vendredi 2 mars 1764. Un groupe de seize personnes remonte donc le bras de mer du Jaudy, pour relier Tréguier à La Roche-Derrien, où se déroule le marché. Le Batelier est Noël Jézéquel, qui est âgé de 39 ans. Maladresse, accident ? Rien n’est précisé sur le registre de la paroisse de Saint-Sébastien-de-la-Rive, une des trois paroisses de Tréguier, à l’époque, mais le texte rédigé par le prêtre permet tout de même s’imaginer les évènements et d’identifier les personnes. Parmi les décès, ceux de l’épouse d’un cousin, de sa sœur et des deux filles de cette dernière. J’ai fait mon possible pour le déchiffrer. J’ai corrigé un peu l’orthographe.

« Le vendredi, second jour de mars mil sept cent soixante quatre, en allant au marché de La Roche-Derrien, par le bras de mer, qui conduit de Tréguier, ont été noyés ou ont péri de froid, sur la cote, près la chapelle de Sainte Anne (NDR : Je pense qu’il s’agit de la chapelle Sainte-Anne située sur la commune de Trogéry, rive gauche, en remontant le Jaudy, environ à mi-chemin) Noël Jézéquel, qui était le batelier, âgé de trente neuf ans, époux de Janne Malbany, avec deux de ses filles : Marie-Josèphe et Isabelle Jézéquel. Demlle Catherine Coatannoan, âgée de soixante six ans, marchande épicière, épouse du Sr Yves Le Moullec, avec sa servante nommée Perrine Le Foricher, âgée de vingt-deux ans, fille de Jan Le Foricher et de feue Janne Corollo. Demoiselle Marie-Renée Le Breauzic, marchande épicière, âgée de quarante-quatre ans, épouse du Sr Jan Savidan, de « Bréchenbain » (?), avec ses deux filles, Marie-Michelle et Janne Savidan et Demoiselle Pauline Françoise Le Breauzic (femme d’un 1er cousin à 7 générations), sa sœur, marchande épicière, âgée de quarante ans, épouse du Sieur Le Pivaign, avec sa servante, nommée Michèle Quemper, de Pleumeur-Bodou, fille mineure des défunts Pierre Quemper et Marguerite Mélot. Anne Goasdoué, âgée de trente quelques années, épouse de René Dufin, cloutier de profession. Marie-Olive et Catherine Le Moal, sœurs, marchandes épicières, filles de Pierre Le Moal, maistre de barque et de Marguerite Le Contellec. Demoiselle Marguerite Frangeul (?), marchande de mercerie, fille mineure du Sr feu Jan Baptiste Flangeul (?) et de Demoiselle Marie-Josèphe Le Minoux. Janne et Marguerite Le Flem, sœurs. La première, servante chez François Moreau, marchand épicier et la seconde, journalière dans la ville. Toutes ces personnes, demeuraient dans la ville de Tréguier et y tour, la plupart dans la paroisse de la Rive. Personnes de probité et qui, toutes, avaient la crainte de Dieu. Toutes très utiles à leurs familles et pour la plupart nécessaires.

Leurs cadavres ont été transportés sur le quai de Tréguier, après en avoir eu la permission verbale de Monsieur Guilbeau, de cette ville, greffier de l’Amirauté et le quatre du dit mois, et après en avoir reçu la permission de monsieur le procureur du Roy de l’Amirauté, en date du trois du courant et que je retiens ainsi signé de Nilamon, pcr du Roy de l’Amirauté, ont été par moi, sous signés Recteur et Recteur de la Rive, assisté de tout le Clergé du bas chœur, le quatre mars mille sept cents soixante quatre, solennellement inhumés avec gémissements, pleurs et lamentations, dans le cimetière de Saint-Fiacre, en présence de leurs familles éplorées et d’une grande affluence de peuple qui fondait en larmes.

Personne ne s’est présenté pour signer.

Joseph Jacques Pitot, Recteur de la Rive. »

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Histoires de famille:Messire Jacques marie PARANTHOËN sénéchal de Pleubian
Posté par: BERNARD le guen sur 21 févr 2012 04:13
Les baillis (nord de la France) ou sénéchaux (sud de la France) étaient des officiers locaux de l'administration royale. Ils étaient nommés, gagés et pouvaient être révoqués par le roi qui leur conférait des attributions administratives, judiciaires et financières. Ces deux fonctions furent créées sous le règne de saint Louis (1226-1270). Elles s'ajoutèrent parfois à des offices existants (comme les prévôts, ou certains vicomtes). Les sénéchaux faisant office de bailli virent leur importance décroître à partir du XVe siècle puis devinrent des officiers quasi honorifiques à partir du XVIIe siècle.
Dans le système féodal français, un sénéchal était un officier d'un seigneur (titré ou non) chargé de la justice seigneuriale (haute, moyenne ou basse) et présidait habituellement les plaids de la seigneurie, cour se réunissant régulièrement pour régler les litiges survenus dans le ressort de la seigneurie, privée ou royale. Ce système a été aboli en 1789 en France mais s'est maintenu partiellement à Jersey et à Guernesey, et surtout à Sercq, où le sénéchal nommé par le seigneur héréditaire est membre de droit de l'assemblée représentative de l'île (réforme de 2008).
Jacques marie Paranthoën (17093 de l'arbre) marié à Louise olive Guezennec (17094) ont eut 12 enfants, jacques marie pendant la période révolutionnaire fut victime de dénonciation calomnieuse, voici l'histoire:
Jacques marie Paranthoën, ex sénéchal de la paroisse de Pleubian, est mis hors de cause.
Le 30 septembre 1792, une dénonciation calomnieuse mettra en cause quatre Pleubiannais.
Pierre Le Quellec (de Kerrac'h), Yves Guezennec, vincent Le Razavet et jacques marie Le Paranthoën, ex sénéchal de la paroisse de Pleubian sous l'ancien régime, seront dénoncés comme donnant asile à des gens voulant émigrer.
Le conseil ordonnera la saisie des armes en leur possession(ce sont de vieilles armes), de démissionner Pierre Le Quellec de la fabrique( ce sera fait le 20)
Les armes , avec celles de Charles Du Rechou, seront confiées à françois Lucas.
Jacques marie Paranthoën sera lavé de tout soupçons par le conseil municipal qui s'était réuni à la mairie , le 7 octobre 1792, pour en juger, et établir un procés verbal circonstancié:
".....a de plus comparu jacques marie Paranthoën, citoyen Français et cultivateur; lequel nous a exposé qu'il se voit inculpé calomnieusement et traité comme homme dangeureux et ennemi de la révolution, sur des propos faux et sans fondement. Tout citoyen est cependant sous la sauvegarde de la loi et il ne doit pas suffire d'un soupçons malicieusement répandu par un ennemi caché ou connu pour vexer des citoyens à qui on ne peut faire avec raison aucune reproche d'incivisme. Il est une vérité incontestable c'est que toute personne accusée sous quelque prétexte que ce soit est sensée innocente jusqu'après la conviction. Cependant ,au mépris de ce principe consacré par nos nouvelles lois, l'exposant a été en bute à un acte de rigueur qui ne devrait s'exercer que contre des délinquants convaincus.Ce qui met le complément à cet acte et achève de la caractériser c'est la publicité qu'on a affecté de lui donner des armes sans en avoir lors des motifs.Il n'a fait aucune difficulté de remettre les armes que réclamaient des menbres connus d'une autorité constituée. Mais était-il donc necessaire de venir à main armée?
Un citoyen paisible qui loin d'avoir jamais cherché à susciter aucun trouble s'est conformé à tous les décrets des deux assemblées Nationales.
Fallait-il choisir précisement l'heure ou une population immense sortant des vêpres et servant d'escorte à cette expédition militaire pouvait être exitée par le premier malveillant et renouveler les scènes d'horreur qui, malheureusement, n'ont que trop éclatées dans la France ?.
De plus , de quoi l'exposant est-il non pas convaincu mais soupçonné?
Quels sont les motifs de cette suspicion?.
Peuvent-il légitimer la conduite qu'on a tenu à son égard?.
La provocation de M le procureur de la commune n'a d'autre base que des plaintes verbales qu'on lui a faites, par plusieurs personnes que le sieur Jacques marie Paranthoën a logé plusieurs personnes dans sa maison qu'on jugeait avoir dessein de s'émigrer.
Des plaintes verbales sont insignifiantes, des allegations en l'air ne sauraient rien constater. tout homme qui se cache, qui ne fait des dénonciations sourdes et masquées est évidement un calomniateur et l'officier public qui accéde à ces calomnies et s'en fait une arme pour molester quelques citoyens franchit les limites de son devoir.
Au rete si l'exposant avait logé quelques personnes qu'on jugeait avoir dessein à émigrer , les auteurs des plaintes et leurs adhérents devaient agir lorsqu'elles étaient dans la maison et puis qu'ils ne l'ont fait, ils se sont rendus coupables de favoriser l'émigration.
Mais il est paru de toute fausseté que l'exposant ait logé aucune personne suspicionnée (ou autres) et il met en défit ses obscurs intigatuers de le prouver.
Tous les gens de la maison l'attesteraient s'il était nécessaire. D'ailleurs, il n'était nul besoin de déployer l'appareil terrible de la force armée viv-à-vis d'un citoyen qui n'a jamais manifesté la volonté et qui n'a pas la faculté de faire la moindre résistance . Il est notoire, et personne ne l'ignore dans la paroisse, que l'exposant est privé de vue. Comment d'ailleurs peut-on lui supposer aucune maivaise intention dans l'usage des armes. Il avait fait une déclaration exacte de toutes celles qui étaient dans sa maison et par là avait contracté l'obligation de les présenter toutes les fois qu'il y en aurait été requis et il l'aurait toujours fait avec joie pour la défense de la patrie ou la sécurité publique, et mëme à la première réquisition , au mondre avis qu'on lui eut donné de l'arrêté du bureau municipal, il s'y serait soumis sans récalcitration comme il l'a prouvé par le fait.
N'aurait-il pas été aussi de l'ordre et de l'équité de demander une justification préalable si tant est qu'une inculpation de cette nature puisse la nécessiter,.
Au reste cette inculpation est assez grave et l'acte qui l'a suivie est assez flétrissant par les idées d'incivisme qu'il a répendu sur l'exposant pour l'aitoriser à requérir qu'on lui dénomme ceux dont les plaintes l'ont exposé à une pareille avanie, afin de pouvoir poursuivre et obtenir vers eux une juste réparation.
M le procureur de la commune , trop prudent pour n'en avoir pas remis la liste des noms ne saurait refuser de les désigners sans s'exposer à une responsabilité personnelle. Il est même de son devoir de les faire comparaître pour administrer les preuves de leurs dénonciations inconséquentes. Dans le cas d'un néant de preuves, ce qui ne peut manquer; ils doivent être traités comme d'infames calomniateurs et soumis à une poursuite légale.
Dans tous les cas , l'exposant demande que messieurs les officiers municipaux veuillent bien déclarer qu'il a été faussement et injustement inculpé , et ordonner que toutes les armes seront les conséquences rétablies en sa disposition et cela pareillement à jour de dimanche et à l'issue de la grande messe ou des vêpres afin de détruire les mauvaises impressions dont le peuple a été imbu necessairement par l'éclat de ce désarmement sauf en donner toutes les fois que le service de la garde nationale ou la défense de la République l'exigera et a signé Paranthoën"
Nota: Le procureur de la commune était à l'époque Guillaume COSTIOU,qui fut remplacé par la suite , par gabriel DE LAUNAY.
L'ex sénéchal de la paroisse de Pleubian y décédera le 18 novembre 1807, à l'age de 73 ans. Fils de Guillaume et d'Anne Le Meur, il était l'époux de Louise Guezennec .
Quelle belle prose, ce texte est vraiment actuel dans sa teneur et sa qualité.
d'aprés "Pleubian dans la révolution 1789-1799"
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Histoires de famille:Guillaume L'HOSTIS 1810/1887 chevalier de la Légion d'honneur
Posté par: BERNARD le guen sur 9 févr 2012 02:22

Chevalier de la légion d'honneur par décret impèral du 15 aout 1858,alors qu'il était patron de la goélette de l'état "la gentille"en station à Saint pierre et Miquelon. Le décret d'obtention de la légion d'honneur est en annexe photos, ainsi que la photo de la caronade de la Gentille

La marine impèriale, la flotte de NapoléonIII.

La "Gentille" était une goélette dite "goélette de 6", elle appartennait à la classe IRIS, sur les plans tracés par HUBERTen 1818.

La serie comportait 22 unités. Quelques modifications furent apportées au dessins en 1835.

La Gentille, port de Cherbourg. mise sur cale le 15 avril 1840, lancée le 11 aout 1840, en service le 1 janvier 1841, rayée des services le 30 jan 1868.

Déplacement 35 T

Armement : 1 pu...

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Histoires de famille:Est ce ainsi que les hommes vivent? Jean KERGUS 1730/1800
Posté par: BERNARD le guen sur 7 févr 2012 04:32

Jean KERGUS 1730/12 mai 1800(22 floréal an VIII de la république) était le père d'une belle soeur de mon ancêtre direct Pierre Ollivier MEUDAL, cette triste histoire est tirée du procés verbal mortuaire du "pauvre homme".

l'an VIII de la République Française une et indivisible,ce jour 22 floréal environ les huit heures du matin, nous Pierre Gouronnec juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Lézardrieux, préfecture des côtes du nord,sur l'avis nous donné le jour d'hier par les citoyens Yves Le Meur,Henry Le Barbu ,Yves Cloarec , demeurant séparement sur la commune de Pleubian, qu'ils auraient trouvés sur la grêve "le yellen"Lan-ar-roze , dudit Pleubian, un cadavre masculin mort leurs paraissant noyé, que d'après cet avis, nous avons de suite appelés en date du jour d'hier le citoyen Luc Magdeleine Gandon demeurant sur la commune du canton de Paimpol, officier assermenté, désigné pour l'arrondissement de ce canton, avec assignation de trouver lieux et heures , pour visiter ledit cadavre sur la grêve de "yellen" Lan-an-roze audit Pleubian, lequel étant rendu à notre invitation au bourg communal de cette commune de Pleubian le jour d'hier, nous nous sommes transportés, accompagnés du citoyen Jean , fils de Gabriel Delaunay, faisant fonction de greffier, demeurant audit Pleubian, jusqu'à la demeure de Marie Saint Jalme , veuve de Bonnaventure Le Meur, audit Pleubian ou s'étant rendus tous de compagnie, y avons trouvé les citoyens Pierre Le Quellec,joseph Coatannoan, notables de cette commune, le cadravre trouvé sur la grêve,qui y avait été transporté sur la place publique hors de la proye de tout animaux. Lequel cadavre à nous présenté, l'avons trouvé masculin, de l'age de 70 ans, taille de 4 pieds 9 pouces*, ayant sur son corps une chemise de toile commune, trés usée, l'ayant eu de charité marquée, vu vieux bonnet de laine grise usé,un mauvais gilet d'étoffe grise, une vieille casaque de toile faitisse*,une mauvaise grande culotte de même toile, sans bas, n'y souliers, interpeller et demander aux personnes présentes, s'il reconnaisait ledit cadavre, s'est présentée Marie Lescouarch de cette commune de Pleubian, laquelle a déclarée reconnaitre Jean Kergus ,son mari, que ledit Jean Kergus son mari était parti de la maison le 18 de ce mois vers 8 heures du matin, menant la vache par la corde paître à l'ile vierge ( Prés de Modez), que la vache rendue à la maison environ les 2 ou 3 heures de relevée à la nage de cette côte, la dite Lescouarch étant auprés de la grêve faire du goëmon à feu,n'eut aucune connaissance de ces faits, que Françoise Kergus sa fille fut la trouver, chez Yves Evennou, laboureur, chez lequel elle était a faire du goëmon ,que lors la marée étale dans son plein, elle put voir si elle eut connaissance de son feu mari, mais inutilement, et prévoyant comme il était paralitique du côté droit qu'il aurait put être surpris par la mer, l'avait cherché par tout le long de la côte et qu'il ne fut trouvé que le 20 de ce mois courant , environ les quatres heures de relevée par les dénomés ci devants Lesguech encourérent aussitôt connaissance à ladite Lescouarch: En conséquence, de tout ce que dessus,ledit citoyen Gandon présent et visitant ledit cadavre nous a fait voir, et avons vu qu'il était sain, sans playes, fractures, luxations ni contusions, et que d'aprés les déclarations , ci devant faites tant par les personnes qu'ils l'ont trouvé sur la grêve, que de ladite Lescouarch, veuve du défunt, la visite faite postérieurement à reconnu l'inutilité de l'ouverture intérieure dudit cadavre.

En conséquence considérant que ledit défunt Jean Kergus était véritablement paralitique de ses menbres , côté droit à ne pouvoir s'aider et ce notoirement connu et allant même à l'aumône , considérant que ce cadavre putrifiant et que vraisemenblablement il a péri depuis les 18 de ce mois, avons ordonné , nous juge susdit et sousigné son himumation et que toute suite ultérieure serait inutiles, et avons donné la charge du tout à ladite Lescouarch sa veuve, qui a déclarer sans charger, fait et conclu à la demeure de ladite Marie Saint Jalme, sous notre seing, ceux des dit citoyens Delaunay, Gandon, Le Quellec et Coatannoan, et les dits Le Meur , Le Barbu , Le Cloarec et ladite Lescouarch ont déclarés ne le savoir faire , quoique décement interpellés, le dit jour par devant moi: ont signés Pierre Gouronnec juge de paix, Delaunay greffier , Gandon officier, Pierre Le Quellec et Joseph Coatannoan .

d'aprés lecture de ce procés verbal que les susdits Pommellec,et Delaunay l'ont déclaré conforme à la vérité , j'ai enfin transporté ..........en la demeure de ladite Marie Saint Jalme de cette commune pour m'informer de ce cadavre et j'ai rédigé le présent acte que lesdits Gouronnec, Le Pommellec et Delaunay signent, fait à la maison commune de Pleubian le jour ,mois, an que cidevant , en rature 4mots seuls..

* environ 1m60

* Faitisse : bien faite, et aussi manière de tisser.

C'est une histoire simple, une famille simple, la fille fait du goêmon pour un cultivateur, surement pour amender les terres, la mère ramasse du goêmon à feu pour faire cuire sa maigre pitance et pour chauffer le logis, le père , le mari Jean Kergus quoique très handicapé ne veut pas être en reste, il mène sa vache paître sur une petite ile entre Modez et Penlan, n'ayant plus toute ses facultés physique il et surpris par la marée et coule à fond. La pauvre vache retoure à la nage sur terre, et ensuite dans son étable . On a du mal à notre époque d'imaginer un homme de cet age , lourdement handicapé parcourant cette distance à travers la grêve pour faire brouter sa vache sur cette ile aux herbes folles.


Le 18 floréal ce fut un aller sans retour pour Jen Kergus , qui périrat noyé .

A la tristesse de ce fait divers , s'ajoute la tristesse de l'énumération de ses quelques nippes, de pauvres hardes!!!

Cette noyade avait mis le village de Laneros en ébulitions , de nombreuses personnes était accouru pour témoigner sa sympatie à la famille Kergus .

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Histoires de famille:Yves Marie LE ROUX prêtre constitutionnel 1740/1803 (n°17037 de l'arbre)
Posté par: BERNARD le guen sur 4 févr 2012 08:59

Le clergé constitutionnel est le clergé issu d'une loi de la Révolution française, la constitution civile du clergé. Cette loi donnait un nouveau statut au clergé français.

Le clergé constitutionnel a existé de 1790 jusqu'au Concordat de 1801 signé entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII.

Il est composé de prêtres et des évêques constitutionnels. les prêtres ayant prêté serment (à la Constitution Civile du Clergé) étaient appelés « prêtres jureurs » ou « prêtres assermentés », par opposition aux « insermentés » et « réfractaires ».

À la chute de Robespierre, le 9 thermidor de la même année, l’Église constitutionnelle est dans une situation catastrophique. Désorganisée par le mariage et l’abdication de certains de ses prêtres et de ses évêques et par la persécution de la Terreur, il ne restait en fonction qu'une trentaine d'évêques constitutionnels6. La suppression du budget des cultes, par le décret du 2 sansculottides an II (18 septembre 1794), allait rendre la vie matérielle du clergé très difficile.
Telle était la pèriode difficile dans laquelle vivait mon 1° cousin à 6 génération de nous......Voici grâce aux cahiers de la presqu'ile , une tranche de sa vie........
A la mort de messire Guillou de Penanguer le 22 avril 1791, Jean marie Jacob, évêque constitutionnel des côtes du nord, assisté de Nicolas Armez, procureur général syndic dudit département , se hâte de nommer l'abbé Jacques Rolland Scolan, curé de Pleudaniel, ancien moine de Beauport, curé constitutinnel de Perros-hamon en Ploubazlanec sa paroisse natale.
Il semblait jouir de l'estime de Jacob, c'est sans doute pourquoi on lui donnait une paroisse plus grande. Il fut installé à Pleudaniel le 26 juin 1791, le procés-verbal de son installation fut signé par le maire Jacques Le Saux, les officiers municipaux et les notables de la paroisse.
Ce fut le premier prête constitutionnel de la paroisse à chanter la messe.
Aprés l'évangile il monta en chaire et fit le serment de fidélité à la constitution civile du clergé et promit de défendre celle-ci de tout son pouvoir jusqu'à la mort.
La constitution donnait au recteur le droit de choisir son vicaire. Jacques Rolland Scolan porta son choix sur un prêtre originaire de Lanmodez, Yves Marie Le Roux , fils d'Yves et de Catherine Regodo ( ou Rigado, Rigadou), né le 17 avril 1740. En 1791, il était vicaire à Lanloup et prêta serment le 13 février devant la population réunie à l'église. Il n'avait pas la réputation d'un caractère facile et l'on ne sait quelles difficultés auraient surgi si J-R Scolan et yves Marie Le Roux avaient vécu longtemps ensemble au prebytère. Mais dieu rappela à lui Messire Scolan le 19 mai 1792 en ce jour ou les bons chrétiens priaent en cachette le bon saint Yves dont la fête traditionnelle ne pouvait avoir lieu.
L'abbé Scolan ne fut pas remplacé comme curé de Pleudaniel. Yves Marie Le Roux resta seul jusqu'au 27 novembre 1792, date à laquelle le prêtre assermenté Charles Le Troadec arriva à Pleudaniel.
Charles le troadec officiait au bourg et yves marie Le Roux à Kerroul (chapelle importante à cet époque)
Le 20 novembre 1793, les églises sont fermées et les pratiques religieuses interdites. Pendant ce temps, l'abbé Le Roux mène une vie calme et paisible jusqu'au 13 avril 1794.
A cette date Carpentier, représentant du peuple en mission dans les côtes-du -nord, publia un décret déclarant que tout prête assermenté habitant le département devait renoncer complètement à son caractère et à ses fonctions sacerdotales (remettre sa lettre de prêtrise). Il devait aussi contracter mariage immédiatement sous peine d'emprisonnement au chef lieu de district. Yves Marie Le Roux imitant en cela tous les prêtres du canton refusa de se soumettre à cette loi honteuse.
Le 9 floréal an III (28 avril 1795) Yves Marie Le Roux est arrêté et conduit à Pontrieux par Yves Moreau, joseph Le Vaillant et Yves Le Gac.
Il demeura en prison deux mois et demi, réclama sa mise en liberté et promit de se soumettre au décret Carpentier. Aussitôt libre, il fit ce qu'il avait promis. Son épouse était agée de 81 ans, il en avait 55(autre façon de détourner la loi, c'était un mariage blanc!!!). A partir de cette date on n'endendit plus parler de lui. Son épouse mourrut le 25 octobre 1795 et yves Marie Le Roux le 28 mai 1803. M Kerroux qui répondit la dernière messe de Mgr Le Minter a écrit ce qui suit: prétexte pour sortir de
"Yves marie Le Roux aimait la boisson, c'est exact. mais on ne peut lui reprocher autre chose? Jamais il ne cohabita avec son épouse et le scandale qu'il causa à la mairie de Pleudaniel le 18 septembre 1794 ne fut qu'un honteux prétexte pour sortir de prison".
Il ne fut pas le seul à se marier. Claude Marie André , natif de pleudaniel et vicaire à Saint Clet, prêta serment et se maria également. Charles Le troadec,vicaire à Lézardrieux, prêts serment et refusa de se marier, il fut emprisonné à Guingamp et ne fut remis en liberté que 8 mois plus tard.
Voila dans quelle période tourmenté nos ancêtres vivaient.

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Histoires de famille:Yves LE GUEN 1739 Pleubian/ 1825 Lanmodez Prêtre sous la révolution
Posté par: BERNARD le guen sur 1 févr 2012 05:27

Yves Le Guen né le 18 mai 1739 à Pleubian, mort le 21 octobre 1825 à Lanmodez, fils de yves et Louise Le Bastard,voici quelques bribes de son histoire grâce au livre "Pleubian dans la révolution 1789-1799"du collectif Pleubian et son passé, .Je suis heureux de retrouver ces gens sortis du passé , et qui ont fait l'histoire familiale ,forgés nos caractères par leurs révoltes, leurs idées (même anti républicaine), ils font partis de nos gènes, de nos vies. Yves était mon 2° cousin à 5 génèrations de nous.

LE GUEN yves, né à Pleubian en 1739, vicaire à Kerbors, insermenté , arrestation demandée par LE BEAU, curé constitutionnel.

Extrait de la lettre de Le Beau:"Je soussigné Le Beau ,curé de la paroisse de Pleubian, remontre au sieur Le Quellec , qu'il ...

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Histoires de famille:François BERTHOU 1767 Pleubian/ 1804 Langoat Prêtre à Pleubian sous la révolution
Posté par: BERNARD le guen sur 1 févr 2012 05:09

François BERTHOU né à Pleubian le 16 janvier 1767, mort à Langoat le 21 avril 1804, fils de Pierre et Marguerite DANIEL,Prêtre, était mon 1° cousin à 5 génèrations de nous!!. Voici grâce au livre "Pleubian dans la révolution 1789-1799" voici une partie de son histoire:

Dans le relevé nominatif des prêtres natifs ou ayant exercé leur sacerdoce à pleubian, établi à la date du 11 messidor an 6 de la république( 1802) nous lisons:Berthou françois, 35 ans, né à pleubian en 1767, autrefois vicaire,maintenant simple prêtre,assermenté rétracté,non déporté , intolérant,s'est mal comporté pendant la révolution, à éloigner pour le rétablissement de la tranquilité publique.Nommé prêtre constitutionnel dè...

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Histoires de famille:HENRY Yves Marie 15 nov 1894 à Lanmodez / 4 jan 1918 Mort pour la France sur le GOELAND
Posté par: BERNARD le guen sur 31 janv 2012 04:59

Chalutier anglais lancé le sous pavillon anglais, le 1 février 1900, sous le nom de KING HAAKON (2), par les chantiers Cochrane Cooper, Selby (yard 269). Vendu en France, à Arcachon, il passe à la pêche sous le nom de GOELAND. Il est réquisitionné en février 1915 à Arcachon et renommé GOELAND II. Affecté à Brest, il est armé en patrouilleur.

"Le 4 janvier, le patrouilleur GOELAND II, premier Maître CORRE (1) recevait la mission de remorquer, de Brest à Lezardrieux, le trois-mâts goélette français ARALIA. A 8 heures du soir, le groupe se trouvait à 7 ou 8 milles de l'île Vierge, faisant route au nord-est, à la vitesse de 7 ou 8 noeuds.

Le GOELAND II portant un feu de poupe au pétrole dont l'éclat était atténué par plusieurs épaisseurs d'étamine blanche. A ce moment, un sous-marin apparaît brusquement, et ouvre feu sur le GOELAND II, à la distance de 200 ou 300 mètres par bâbord. Il tire avec les deux pièces qui deviennent visibles dans les lueurs des coups de canon, et fait une route parallèle à celle du patrouilleur.

Le second maître chef de quart ordonne de mettre la barre toute à gauche, pour tenter d'aborder le sous-marin, mais la drosse a été coupée par un obus, et le bâtiment n'obéit plus. Deux hommes sont tués, la pièce arrière est démontée par un obus, la coque percée à la flottaison par un projectile qui vient crever la chaudière. La vapeur fuse avec un bruit assourdissant. A la pièce avant, deux autres servants sont tués. Resté seul, son chef ouvre le feu, et tire une douzaine de coups dont l'un paraît tomber sur la pièce arrière du sous-marin. De fait, celui-ci ne tire plus que deux ou trois coups de sa pièce avant, et disparaît.

Une douzaine de projectiles avaient frappé le GOELAND II, l'un d'eux qui allume dans le poste d'équipage un incendie aussitôt combattu. Mais l'eau a envahi la chaufferie et la machine, et le bâtiment s'enfonce par l'arrière, et le commandant ordonne l'évacuation. La baleinière est amenée. Les survivants de l'équipage y embarquent, sauf le commandant, disparu avec son navire.

Les rescapés se dirigent à la voile et à l'aviron vers le feu de l'île Vierge, qui est en vue, et atterrissent le 5, à 2 heures du matin. Dès le début de l'action, l'ARALIA avait coupé sa remorque et établi sa voilure. Après avoir couru vent arrière vers l'ouest, pendant une heure, se croyant débarrassée de son ennemi, elle remet la route au nord-est. Mais, vers les 3 heures, elle est attaquée par bâbord, à grande distance. Le sous-marin lui envoie une trentaine d'obus. L'ARALIA laisse porter, et riposte par une quinzaine de coups, tout en fuyant vers l'ouet-sud-ouest. Le combat cesse au bout d'une demie-heure, et, avec le jour, le voilier se dirige vers Portsall, où il rentre, piloté par un pêcheur du pays."

Le combat fera sept victimes. (3)

1. Jean Claude CORRE, premier-maître de Timonerie né le 07.11.1883 à Plougastel Daoulas. Commandant le chalutier d'océan GOELAND 2, il disparaît avec son bâtiment le 04.01.1918, coulé par un sous-marin ennemi alors qu'il protégeait de son feu un voilier qu'il convoyait. Déclaré Mort pour la France (disparu en mer lors de la perte de son bâtiment GOELAND II) par jugement du Tribunal de Brest en date du 12.06.1918. On donnera son nom à une sous-marin : Sous-marin JEAN CORRE (ex-allemand type UB III (1918-1937).

2. La Baie de King Haakon, ou King Haakon Sound, est située sur la côte du sud de l'île de South Georgia. Cette baie fait environ 8 miles de long et 2.5 milesde large. Il semble probable qu'elle ait été appelée du nom du Roi Haakon VII de la Norvège par les baleiniers qui l'ont fréquentée. La Cave Cove, qui fait la partie de la baie, est connue comme le site où a atterri d'Ernest Shackleton en mai de 1916 quand il a cherché l'aide pour son équipage naufragé dans l'Antarctique avec l'Expédition Trans-antarctique Impériale.

3. Liste des victimes du combat du 5 juillet : CORRE Jean, GRIVAUD Etienne, HENRY Yves-Marie, JACQ Yves-Marie, LE GUILLOU Victor, MATEILLE Pierre, RAGUENES Eugène

Sources: S.H.M. Vincennes (N° 6751, D 7669, C 65) et S.H.M. Vincennes (N° 6753, D 7671, C 65, voilier ARALIA) ; S.H.O.M. France 2006 ; Cahiers de la vie à Cancale (Cahier N°17 - Le combat du trois mâts Aralia) ; "Quatre années de guerre sous-marine", Cdt Vedel, Paris 1919

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Histoires de famille:François Marie LE MOULLEC 6/07/1858-20/031888 n°16507. Pêcheurs d'Islande
Posté par: BERNARD le guen sur 30 janv 2012 08:46
matelot embarqué sur le sloop SOUVENIRS faisant la traversée Paimpol l'Islande, disparu en mer .

Extrait du jugement du tribunal civil de Saint Brieuc. Le tribunal civil de St Brieuc à rendu le jugement suivant: Réquisition du procureur de la République à St Brieuc, vu les pièces ci jointes, il résulte que les marins du "SOUVENIRS" du port de paimpol ont péris en mer au cours du 20 mars 1888, au nombre desquels était Mr Le Moullec françois marie, né à Lanmodez le 5 juillet 1858 fils légitime de pierre Le Moullec et marie joseph andrée Le Merdy , domicilié à Lanmodez, célibataire, matelot embarqué sur le sloop "SOUVENIRS" du port de Paimpol .
On trouve dans ce document les injonctions d'inscription dans les registres des villes de:Paimpol,Lanmodez,Kérity,Lézardrieux, Pontrieux & plouha,le nom des autres membres de l'équipage . Cela fait au moins 6 hommes disparus dans ce naufrage.
Pourquoi un sloop partant en Islande? la réponse est dans le pavé écrit par Mgr Jean KERLEVEO "Paimpol au temps de l'Islande, dont voici quelques extraits....
La livraison de la morue-Les chasseurs et la vente.
Le poisson que les goélettes ont capturé en Islande, sera livré sur le marché par le chasseur, puis par la goélette elle même.
Le chasseur assurera le transport de la première pêche, tandis que la goélette rentrera avec les produits de la seconde.
Le trafic des chasseurs s'institua dès les premières années du temps d'Islande,parce que les navires pêcheurs avaient besoin de ravitaillement au cours de leur campagne, puisque leur tonnage, fort médiocre à cette époque, ne leur permettait pas d'embarquer les vivres et le sel suffisants.
Après le décret de 1863 accordant la liberté des dates de départ, les Paimpolais, dès 1864, arment leurs goélettes en février et même en janvier; la campagne s'allonge par conséquent et exige encore davantage l'envoi des chasseurs.
En retour , le ravitalleur rapporte les morues que le pêcheur a pu lui livrer. Les armateurs s'aperçoivent que leurs cargaisons , excelentes déjà de présentation et de qualité, parviennent sur le marché avant les apports de Terre-Neuve. Ce trafic, malgré la dépense d'affrètement d'un second navire, se révèle dès lors très lucratif.
Les chasseurs , conformément à leur rôle, étaient des navires légers et rapides, car il fallait gagner le plus possiblede temps; on leur accordera dans ce but des primes selon la durée plus ou moins réduite du voyage. Ainsi trouve-t-on mention de tonnages très faibles pour les chasseurs qui furent pendant longtemps des lougres ou des sloop de cabotage:
en 1880, Etoile de la mer ,33 tonneaux
en 1883, Fleurs des mers, 41 tx 29,
en 1886, Notre Dame de perros, 21 tx 86,
en 1890, Surcouf , 68 tx.
Peu à peu les chasseurs augmentent cependant leur tonnage de façon à charger dans leur cale plusieurs pêches.
Il arrive même que des goélettes de pêche fassent le trfic de chasseurs. Ces chasseurs pêcheurs effectuent une première pêche et rapportaient leur production avec celle d'autres navires . A certaines années, des navires chasseurs en prmière pêche repartent comme pêcheurs à la deuxième partie de la campagne.
Charte-partie des chasseurs
L'armateur du chasseur ou le capitaine du navire indiqué s'engage vis-à-vis de l'armateur des navires-pêcheurs.
Généralement le navire vient à Paimpol embarquer les vivres et le sel à la destination de la goélette. il part à la date fixée par l'armateur,en avril ordinairement, et se rend dans une baie en Islande, spécifiée d'avance en accord avec le capitaine de la goélette de pêche. Il doit y mouiller à la date convenue et y séjourner un laps de temps déterminé.Il prendra alors les cargaisons désignées: une, deux ,trois et même quatre. La plupart du temps, une clause stipulait que si les navires qui devaient livrer au chasseur n'arrivaient pas, ce dernier prendrait le chargement d'un autre navire au même taux de fret et au profit de l'affréteur.
Après livraison en baie, il devra faire route sur le port que lui indique sa charte-partie.
Là, après"l'heureuse arrivée", le capitaine touche l'argent de son fret.
Selon les charts-parties, l'équipages du chasseur a ou n'a pas le droit de pêcher.
"Pour garantie pleine et entière exécution des articles précédents, l'armateur du chasseur engage so navire avec ses agrès, apparaux et fret d'icelui, ainsi qque ses biens présents et à venir."
L'affréteur , de son côté, " engage le chargement et pareillement ses bien."
L'expédition du chasseur
L'équipage du chasseur, au nombre de 6 , 7 hommes, embarque la pêche de la goélette, lorsque celle-ci l'a rencontré dans les baies islandaises. La charte-partie précise généralement que le chargement doit se faire en un nombre de jours bien déterminé , 8 ou 10 jours, appelés "jours de planches". On comprend maintenant le handicap porté à la p^che en Islande par la loi du 21 avril 1922 interdisant ce séjour dans les eaux territoriales.
Après avoir livré sel, vivres, courrier à la goélette de p^che et effectué son chargement de morues, le chasseur met la voile pour rejoindre le port de livraison que lui indiquent ses connaissements.
Il arrive parfois que la goélette attende son chasseur en vain. Ce sont alors des lettres véhémente des capitaines comme celle-ci du 28 mai 1919 adressée à l'armateur:
"Je perds au moins 20 tonneaux de morues à 100 francs le quintal, un total de 40000 francs. Ce n'est pas possible qu'avec un peu de bonne volonté vous n'auriez pas pu m'envoyer à temps un chasseur.
On armait en moyenne un chasseur pour 2 navires.
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Histoires de famille:Yves JANVIER , zouave à la bataille de Woerth en Alsace.
Posté par: BERNARD le guen sur 25 janv 2012 04:22

Le Zouave

Il est l'ancêtre du Turco, mais très vite devient une troupe d'élite dans laquelle on ne trouve plus que des français, les indigènes devenant un corps de tirailleurs indigènes. A l'origine son nom est Zouaouas, qui est le nom d'une tribu d'Afrique du Nord. Le corps d'officier et d'une rare qualité et les premiers de Saint-Cyr optent régulièrement pour servir dans ce corps. Batailleur et individualiste il fait merveille dans le combat au corps à corps et sème le désarroi chez l'ennemi . Il est de toutes les grandes campagnes, Afrique du Nord, Italie, Mexique puis France. Sur le champ de bataille sont présents le:1er régiment de Zouaves Ses pertes s'élèvent à 567 tués sur un effectif de 2150 hommes.2em régiment de Zouaves Sur un effectif de 1900 hommes 1135 sont hors d'état de combattre le soir de la bataille. 3em régiment de Zouaves C'est le régiment qui subira les pertes les plus élevées avec 1626 hors combat sur 2000 lors de la retraite.Sur un effectif de 6050 hommes les Zouaves en perdent 3225 soit la moitié de leur effectif..

Récit de la bataille du 6 août 1870

Publié avec l'aimable concours de: Le Souvenir Napoléonien d'Alsace

La victoire prussienne de SADOWA (3juillet 1866) regroupe autour d'une Prusse agrandie " La Confédération d'Allemagne du Nord".

Bismarck, convaincu que Napoléon III ne consentira jamais au rattachement des états du Sud à la Prusse, juge la guerre contre la France inévitable pour construire une grande Allemagne s'étendant de la Baltique à l'Adriatique.

Napoléon III, malgré son désir personnel de paix, va tomber dans le piège tendu par Bismarck, très au courant également des faiblesses internes de la France et déterminé à en tirer profit. La guerre est à la merci d'un incident. Début juillet 1870, le gouvernement provisoire de Madrid offre au prince prussien Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen la candidature au trône d'Espagne. Léopold, encouragé par Bismarck, accepte cette offre. En France l'émotion est intense..

Un Hohenzollern sur le trône d'Espagne, c'est la France en tenaille. Le 13 juillet, Paris demande au Roi de Prusse l'assurance écrite qu'il n'autorisera pas cette candidature. Guillaume 1er refuse, tout en rappelant qu'il donne son approbation entière et sans réserve à la renonciation du Prince. Bismarck voit la guerre lui échapper. Il abrège la fameuse " Dépêche d'Ems ",ce qui suffit à lui donner un caractère offensant pour la France et en communique le texte à la presse internationale.

L'indignation est considérable à Paris. Le 15 juillet, le Corps Législatif qui, jusqu'à maintenant avait paralysé la réforme de la Défense Nationale demandée par l'Empereur en refusant notamment les fonds pour la modernisation de l'artillerie et la généralisation du service militaire proposées par le Maréchal NIEL, vote les crédits pour la mobilisation.

La déclaration de guerre française parvient à Berlin le 19 juillet 1870. Les deux peuples sont désormais prêts à se ruer l'un contre l'autre, chacun étant convaincu de son bon droit, ceci dans un contexte diplomatique difficile; l'Italie et l'Autriche se joignent à l'Espagne et à la Grande Bretagne dans une neutralité expectative.

Face à face à WOERTH le 6 août 1870.

Après la déclaration de la guerre, l'opinion publique dans la région de Woerth comme dans tout le pays ne doute pas d'une victoire rapide. A la suite de la défaite héroïque de la Division ABEL DOUAY le 4 août à Wissembourg, la population locale stupéfaite, attend inquiète la suite des événements...

Le matin du 6 août, la 3éme Armée allemande, sous les ordres du Prince Royal de Prusse Frédéric Guillaume, composée de 100.000 hommes sur la rive Est de la Sauer, fait face aux forces françaises du Maréchal de Mac-Mahon, formée seulement de 43.000 soldats regroupés sur les hauteurs entre Langensoultzbach et Morsbronn-les-Bains.

La journée du 6 août doit permettre aux forces françaises d'organiser les forces et d'acheminer les renforts. L'Etat-Major allemand écarte également l'hypothèse d'une attaque française pour ce jour, selon l'expression d'un historien militaire allemand " Froeschwiller fut une bataille improvisée" .

La Bataille.

Dès 7 heures du matin, un échange de coups de canons et des accrochages de patrouilles précipitent les événements contre la volonté des deux Commandants en Chef . Si au début de la bataille les Français réussissent à contenir les Allemands et leur infligent de lourdes pertes, la situation ne tarde pas à s'aggraver progressivement pour eux à partir de midi , principalement au Nord du Niederwald autour de Froeschwiller et d'Elsasshausen. Grâce à des renforts jetés dans la bataille, les Allemands y exercent une forte pression. Courageusement, les Français se battent à 1 contre 4. Des combats meurtriers s'y livrent sans relâche. Finalement l'artillerie allemande fait la décision.

La charge de la Brigade MICHEL.

Autour de Morsbronn que marque le flanc sud du dispositif Français, la 4éme division du Général LARTIGUE, très éprouvée par le tir de l'artillerie allemande dont la supériorité se confirme, risque d'être tournée par les unités d'infanterie prussienne commandée le Général SCHKOPP Les 8ém et 9éme Cuirassiers,2 escadrons du 6éme Lanciers de la Brigade du Général MICHEL sont désignés pour la dégager vers 13 heures. Ces magnifiques cavaliers, parmi lesquels se trouvent beaucoup d'Alsaciens, s'élancent aux cris répétés de "Vive l'Empereur" dans un train d'enfer vers Morsbronn que nos Turcos ont déjà évacué. Mais le terrain est parsemé de vignes et de houblonnières. Autant de pièges et d'obstacles mortels. Autant de couverts derrière lesquels sont embusqués les fantassins prussiens qui ouvrent un feu meurtrier, à bout portant, sur les vaillants Cuirassiers. Après avoir bousculé et refoulé les Allemands, progressant le long de la lisière du village, les Cuirassiers pénètrent dans Morsbronn par le nord, mais essuient un feu nourri venant des maisons où l'ennemi s'est retranché...

Continuant leur charge, ils arrivent à la bifurcation de la rue principale du village. Les uns se dirigent à gauche vers la route de Woerth-Haguenau et gagnent la plaine. Certains parviendront à Strasbourg et y porteront la triste nouvelle... Les autres, les plus nombreux, trompés par la largeur de la rue qui, à droite de la bifurcation conduit comme de nos jours vers l'église et la sortie du village en direction de Mertzwiller, s'y engagent au grand galop. Mais se rétrécissant progressivement jusqu'à l'église, puis s'imprimant deux tournants successifs, le 1er à gauche, le 2éme à droite, presque 'à angle droit, avant d'escalader un raidillon étranglé vers les vignes, cette rue devient une véritable souricière où les malheureux cavaliers s'entassent pêle-mêle et deviennent la cible facile des tireurs ennemis... A leur tour, les 2 escadrons du 6éme Lanciers suivent le même chemin et tel un ouragan s'engouffrent par le Nord dans Morsbronn où ils subissent le même sort que leurs camarades Cuirassiers... En peu d'instants, tous ces superbes escadrons sont fauchés, massacrés !.

La charge de la Division de BONNEMAINS.

Vers 15 heures 15, la Division de Cavalerie de BONNEMAINS, composée des 1er, 2éme, 3éme et 4éme Régiments de Cuirassiers, reçoit l'ordre de charger au centre du dispositif . Elle exécute 17 charges en l'espace d'une heure. Elle perd un tiers de son effectif .Le Colonel Louis LAFUTSUN DE LACARRE, commandant le 3éme Cuirassiers, se lance à la tête de ses cavaliers. Il est décapité par un obus qui blesse également son trompette, l'Alsacien TOCH. Malgré cela, le corps rivé à son cheval et sabre au poing... le Colonel au grand galop poursuit l'assaut vers l'ennemi ! !

Combien hallucinant a dû être ce spectacle...

L'armée impériale comptait 10 beaux Régiments de Cuirassiers au début de la guerre.

En une seule journée 6 furent anéantis, sans autre résultat que de retarder l'avance de l'ennemi d'une demi-heure.

Le sacrifice des Tirailleurs.

Après avoir envoyé à la mort les Cuirassiers et perdu sa réserve d'artillerie, Il ne restait à Mac-Mahon qu'un seul régiment qui n'avait pas encore saigné ce 6 août 1870, le 1er Rgt de Tirailleurs Algériens qui avait perdu le tiers de son effectif à Wissembourg le 4 août, Baïonnette au canon, les Tirailleurs surgissent sur la crête et foncent sans tirer sur les Prussiens qui viennent de s'emparer des canons français. Le feu violent dirigé sur eux ne peut les arrêter. Le choc principal se donne là où les unités du 11ème et 5ème Corps prussien se mélangent. Cette masse inorganisée est prise de panique. Les Prussiens s'enfuient en désordre vers Elsasshausen, le Petit-Bois et jusqu'au Niederwald, entraînant dans la débandade les unités de seconde ligne. Plus de 2.000 Prussiens se sauvent devant la charge impétueuse des Turcos. L'élan téméraire des Tirailleurs se brise à la fusillade générale des Prussiens embusqués à la lisière du bois. Par trois fois les Turcos se jettent en avant, trois fois ils sont repoussés par la pluie de balles et de mitraille qui les accable car, le Général HAUSMANN, commandant l'artillerie du 11éme Corps prussien réussit à arrêter la retraite d'une batterie et à ouvrir le feu par boîtes à mitraille sur le flanc gauche des Tirailleurs.

La panique des Prussiens est terminée. Ils se lancent à la contre-attaque sur le flanc droit. Il était environ 16 heures quand le sacrifice des Turcos fut consommé. Leur attaque constitue l'un des plus brillants faits d'armes de la journée du 6 août riche en actes de bravoure dans les deux camps.

La maison des Turcos.

Le 2ème Régiment de Tirailleurs Algériens était composé, le matin du 6 août de 84 officiers et de 2.216 hommes. Entre 15 heures 30 et 16 heures, une trentaine d'hommes, réunis autour du Capitaine ANGLADE près de la maisonnette destinée à surveiller les vignes du Nord-Ouest de Woerth, résistent farouchement aux assauts répétés de plusieurs centaines de Bavarois. Sans munitions, les Turcos dans une lutte âpre à la baïonnette tombent les uns après les autres, à l'image de leur Capitaine, percés de coups dans une ultime et impossible résistance.

Seuls 8 officiers et 441 hommes de ce Régiment se retrouveront le soir sur la route du repli.

Après la bataille

Du côté Allemand, on peut faire confiance à la comptabilité méthodique de l'Etat-Major. Elle indique 487 officiers et 10.153 sous-officiers et hommes tués. Du côté Français, les chiffres varient selon les sources. On estime les pertes totales de l'Armée d'Alsace à 10.000 tués et 6.000 prisonniers. Les premiers jours après la bataille, ce fut l'enfer pour la population civile de Woerth et Froeschwiller Les Allemands avaient raflé toutes les réserves alimentaires et le seul puit qui contenait encore de l'eau était assiégé en permanence par la troupe. Aux abords des rues, dans la campagne, des monceaux de cadavres attendaient qu'on veuille bien les enterrer. Devant l'ampleur de la besogne, tous les hommes valides des villages environnants avaient été réquisitionnés. Armés de pelles et de pioches ils mirent près de huit jours pour ensevelir tous les cadavres.

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