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Histoires de famille:Abbé françois LAGEAT
Posté par: BERNARD le guen sur 30 janv 2014 03:25

Qui était l'abbé LAGEAT, guillotiné à Lannion en exécution de la loi des 29 et 30 vendémiaire, An II (20 et 21 octobre 1793). François LAGEAT né à Pont-Losquet commune de Coatreven le 4 mars 1763 fut baptisé le lendemain par François GUILLOU, vicaire à Langoat. Il est le fils de Guillaume, aubergiste, et de Marie-Jeanne le GOAZIOU. Il était le quatrième enfant d'une fratrie de sept. Sa soeur Marguerite s'était mariée le 24 novembre 1784 à Jacques LE VOT qui était mon deuxième cousin à cinq générations, natif de Trédarzec le 27 octobre 1765 il habitait à Pleubian. Ce même Jacques LE VOT, enrôlé de la septième compagnie du troisième bataillon des Côtes-d'Armor, a déserté entre Tréguier et Brest. On présume il se cache à pleubian ou à Trédarzec. Les gendarmes de Pontrieux assisteront les gardes nationaux à fin de débusquer le déserteur. Reprenons à François LAGEAT. Il a pour parrain l'écuyer Monfort de Roslans et pour marraine Isabelle André ; c'est le curé de Langoat qui lui a appris à lire et à écrire. Il fait ses études au collège de Tréguier où l'on appréciait sa douceur, son intelligence et sa piété. Ces études sont couronnées de succès. Il est ordonné prêtre le 10 juin 1786 avec dispense d'âge et il est nommé professeur au séminaire de Tréguier. En 1788, il est nommé vicaire à Pleubian ou il est assisté par les abbés Pierre le LUYER et Jean-Marie DURECHOU. Tous trois refusèrentle serment à la constitution civile et durent vers la fin de 1792 quitter Pleubian. À la requête de la commune de Coatreven et avec l'autorisation du district, il exerce son ministère dans cette localité jusqu'à la loi du 26 août 1792. L'abbé LAGEAT fait un bref séjour à jersey où il rencontre l'abbé LE GALL André de son prénom, qui sera guillotiné le même jour que lui. Début 1793, il décident de revenir au pays, ils débarquèrent à Tréguier vers minuit et reçurent l'hospitalité chez Mme Taupin dont le mari domestique de Mgr le MINTIER évêque de Tréguier avait suivi son maître à jersey. Habillée comme les gens du pays, l'abbé LAGEAT sortait régulièrement pour remplir son ministère dans les environs, il parcourait les régions de Langoat et de la roche sous prétexte d'acheter du beurre, de l'étoupe, de la ferraille et de la vieille graine de lin, remplissant ainsi son ministère sacerdotal à l'insu des révolutionnaires. Il pénètre dans les fermes déguisé en Rochois (en breton: Pillaouer, chiffonnier) et demande s'il n'y a pas de graines à vendre. C'est le temps des récoltes et de nombreux moissonneurs sont attablés. Le métayer, prévenu de la visite, invite le "Rochois" à monter au grenier et tandis qu'on discute le marché, l'abbé prend la main de la fille, la place dans celle du fiancé, reçoit le serment et les unit pieusement. Quand on redescend à la salle, aucun de ceux qui boivent là ne se doutent qu'un mariage vient d'être célébré et le Rochois s'éloigne satisfait de l'affaire qu'il a conclue. Cependant, malgré toutes les précautions dont il s'entourait, un mariage qu'il célébra en février 1794 sera fatal. Le mardi 29 avril 1794 le garde des bois du Gruguil en Brélévenez , Guillaume SALAUN, rédige une dénonciation visant un prêtre réfractaire François LAGEAT qui se cacherait à Tréguier chez Mme Taupin en haut de la place du Martray. Cet ecclésiastique avait béni clandestinement l'union de son frère Jean, cultivateur, et Adeline le DAMANY. Habilement questionnés, le nouvel époux qui avait contracté mariage devant l'officier d'État civil puis en présence d'un prêt assermenté avait fini par révéler qu'il avait aussi eu recours à un prêtre réfractaire. À Tréguier, au début de l'après-midi du 30 avril 1794, CADILLAN, capitaine des canonniers de Lannion et expert priseur, s'assure du concours de deux commissaires désignés par le corps de la ville, Alain Renan, officier municipal, futur grand-père de l'écrivain, et Pierre Riou, notable, ainsi que le commandant Lemaire et de 20 hommes du bataillon d' étampes et ils se dirigent vers la maison de Marie Ursule TIERRIER, épouse TAUPIN. Cette demeure située sur la place levée au haut du Martray est la propriété de Guy GUILLOU. Le quartier est cerné. On pénètre dans la maison de l'épouse du maître d'hôtel et valet de chambre de l'évêque de Tréguier. Après avoir fouillé la maison de la cave au grenier, on finit par découvrir sous les combles les prêtres LAGEAT et LE GALL. Les autres réussissent à s'enfuir par les toits. On appréhende également leur hôtesse coupable d'avoir hébergé les proscrits. Il ne reste plus qu'à interroger les prisonniers afin de connaître leur identité. Les deux prêtres avouent sans difficulté leur qualité d'ecclésiastique insermenté ; ils reconnaissent avoir exercé leur ministère clandestinement mais refusent de compromettre qui que ce soit. À la suite de cet interrogatoire, les deux prêtres sont invités à signer leur déposition. Le Gall s'y refuse mais LAGEAT signe, puis on les enferme sans toutefois les mettre en état d'arrestation. Le lendemain 1er mai, le capitaine CADILLAN à la tête de 25 hommes de troupe conduit les trois captifs à Lannion où siège le tribunal criminel des Côtes-du-Nord. Le directeur du district de Lannion délibère sur le sort des trois prisonniers et adresse une réquisition d'avoir à les juger, l'accusateur public BESNE s'empresse de rédiger sa plainte auprès de LE ROUX, chef de bois, président du tribunal. Il inculpe Mme Taupin d'avoir donné asile à des prêtres assermentés et d'avoir tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté ce qui est plus sévère encore est passible de la peine de mort. Pour les deux prêtres, Leur cas est clair, il suffit d'appliquer la loi pour faire tomber les têtes. L'accusateur BESNE reproche également à la municipalité de Tréguier ne pas avoir délivré de mandat d'arrêt à l'encontre des trois prisonniers, l'absence de cet acte rend illégal leur détention et le magistrat conclut en décrétant que les trois accusés sont en état d'arrestation. Messieurs le Gall et Lageat furent exécutés à Lannion à trois heures de l'après-midi. En quittant la prison pour se rendre à la place du Marc'hallac'h où était dressé l'échafaud, ils chantaient des litanies de Jésus puis réciterent le "miserere". Arrivé au pied de la guillotine, ils voulurent parler à la foule, mais un roulement de tambour couvrit leur voix. Ils se donnèrent l'absolution et l'abbé le Gall monta le premier sur l'échafaud. Pendant ce temps, l'abbé Lageat priait et lorsqu'il vit tomber dans la charrette le cadavre de son ami il monta courageusement les marches de la guillotine, béni la foule et offrit sa tête au bourreau. Le jour de l'exécution vers 16 heures, la femme Taupin est liée sur un cheval derrière la voiture qui transporte la guillotine le convoi s'ébranle pour Tréguier escorté du bataillon d'Etampes qui, assoiffé, fait halte à Pont-Losquet pour se faire servir à boire chez les parents de la l'abbé Lageat. Son père Guillaume y était aubergiste. À l'intérieur de l'église de Tréguier ont peut lire une plaque : « à la mémoire Ursule TiERRIER, épouse de Pierre Taupin, mère de cinq enfants, née en cette paroisse le samedi 16 août 1755, baptisé le lendemain en cette église, guillotinée devant sa demeure à Tréguier le 15 floréal an II (dimanche 4 mai 1794) pour avoir recueilli des prêtres catholiques. » Elle avait 39 ans. Les abbés Le Gallet Lageat avaient respectivement 36 et 31 ans.

Merci à l'association "Pleubian et son passé" et son livre "Pleubian dans la révolution 1789-1799" .

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Histoires de famille:Défense littorale de Pleubian
Posté par: BERNARD le guen sur 15 janv 2014 03:00

Plusieurs corps de garde, batteries et signaux seront répartis le long du littoral Pleubianais. Il y en a un qui nous interesse particulièrement , celui de Crec'h ar brun, car la plupart des protagonistes se trouvent dans notre généalogie..

Commentaire historique : Le corps de garde de Saint-Laurent est daté de 1744, selon le plan du chevalier de Lescouet. Il est du même type que le corps de garde de l'Île à Bois à Lézardrieux. Il est indiqué sur la carte des Ingénieurs géographes de 1770, avec la dénomination 'Port Béni'. Au 18ème siècle, la batterie de Crec'h an Brun était placée à l'entrée de Port-Béni et défendait à l'aide de ses deux pièces de 18, l'embouchure du Jaudy, vis-à-vis de l'Île d'Er. Gilles Boulanger était signalé comme gardien ainsi que Gilles Toullelan. En 1793, le corps de garde n'avait besoin que de quelques réparations. Le corps de garde et les d'autres bâtiments ajoutés par la suite (résidence secondaire), sont encore visibles aujourd'hui (propriété privée). Au bas d'une courte pente, on peut deviner les vestiges de l'ancienne plate-forme de batterie. Une brèche a été ouverte dans le parapet pour permettre un accès à la grève.

Batterie de Crec'h ar Brun :

Le 13 avril 1793 , le directoire du district de Pontrieux procédera, sur le rapport qui lui avait été présenté par les autorités de Pleubian, à la nomination du personnel de la batterie.

Gardien chel: Gilles TOULLELAN (36294) 11 mars 1757/16 aout 1835 Pleubian, capitaine de la 4° compagnie des gardes nationales de Pleubian.

Caporal: julien LE PIVAING 23 mars 1775 fils de julien et marguerite ADAM

Cannoniers: yves BERTHOU, louis OLLIVIER (28549),et joseph FAY (31255)tous de Pleubian

La nomination de Gilles TOULLELAN sera contestée par joseph-claude HAUDAYE, officier municipal de Pleubian , auprès de l'administration du district de Pontrieux. Motif invoqué: une frère émigré ( soit yves où pierre nous ne pouvons le savoir)

Le 28 avril , le conseil municipal de Pleubian délibérant sur la dénonciation faite au secrétariat du directoire de Pontrieux par HAUDAYE, décidera par 12 voix sur 16 votants que ledit TOULLELAN mérite un certificat de civisme.

Le 1° juin 1793, dans une correspondance avec le district , il a été enjoint "au citoyen Berthou, canonnier à Crec'h ar brun, de ne pas abandonner son poste avant que le commandement n'en soit avisé et qu'ilne soit pourvu à son remplacement" . Un autre cas d'abandonde poste avait déjà été signalé à la municipalité de Pleubian, qui décidera dans sa séance du 27 avril 1793 d'appliquer une sanction à charles LE GUILLOUX (15345) qui subira 24 heures de prison et paiera à ladite commune, la somme de 50 livres "pour avoir abandonné le poste de la batterie de Crec'h ar brun dont la garde lui avait été confié". Que ledit LE GUILLOUX, citoyen et caporal dans l'une des compagnies de la garde nationalenon content d'abandonner son poste, a en plus , engagé les soldats de sa garde à imiter son exemple, sous prétexte qu'il n'y avait au poste de garde, ni feu, ni chandelle".

Sur rapport de la municipalité de pleubian, le district appelé à statuer sur du bois abbattu aux environ de Kermel, décidera dans sa réponse du 4 juillet 1793 , " que les arbres indument abattus , sans mauvaises intention, par jean françois CATHOU, seront enlevés par les soins de la commune qui les fera également bûcher pour la consommation du corps de garde de Crec'h ar brun"..........

Merci à l'association Pleubian et son passé, et son livre: Pleubian dans la révolution, 1789, 1799.

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Histoires de famille:L'abbé André LE GALL 1758/1794
Posté par: BERNARD le guen sur 8 janv 2014 06:00

André LE GALL (ref 40265) beau frère d'une 1° cousine à six génération de moi , fils de Charles et de Marie Le BESCOND, 6° et dernier enfant de la fraterie, naquit à Prat Collet en Pleudaniel le 20 dec 1758. Il fut baptisé par Vincent GUILLOU de PENANGUER, recteur de Pleudaniel. il eut pour parrain François Le GUILLOU De KERMEURY, sénéchal et capitaine des gardes-côtes à Lézardrieux, sa marraine fut louise COULAN. André LE GALL fit ses études au séminaire de Tréguier. Ordonné prête, il fut nommé vicaire à Penvenan en juin 1783. Deux ans plus tard il fut nommé vicaire à Cavan qui était à cette époque une grande paroisse dont Caouennec était une trêve. L'abbé Le GALL refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé et cela malgré les instances de ses proches parents. Il dut quitter Cavan et se retira à Jersey (ile anglo-normande de la manche), ou il retrouvera plusieurs prêtres Bretons qui comme lui, fuyaient la persécution.a jersey, André Le GALL rencontre un prêtre de la presq'île : l'abbé François LAGEAT, vicaire de Pleubian, qui devint vite son ami. Souvent réunis au bord de la mer, ils aimaient à se rappeler leur pays natal, dont on voyait le rivage à l'horizon, et ils pleuraient souvent en pensant à la triste situation de leurs paroisiens.

Vers le milieu de l'année 1793, ils résolurent de revenir au pays, advienne que pourra, les voila en mer faisant voile vers la presqu'île. Ils débarquèrent à Tréguier vers minuit et reçurent l'hospitalité chez Ursule Terrier épouse de Pierre TAUPIN. Habillés comme les gens du pays ils sortaient souvent pour remplir leur ministère dans les environs. Ils se cachaienttantôt à Lézardrieux à Kervas, tantôt à Pleudaniel à Prat Collet et à Kerderrien.L'abbé Le GALL se cachait parfois à Keraël dans le grenier où existait une porte donnant sur les étables et par où , en cas de besoin, on pouvait gagner l'aire. L'abbé Le GALL connaissait bien cette maison étant né dans la maison voisine à Prat-Collet. Il trouvait souvent refuge dans le puits de Kerderrien. Dans ce puits il y avait une chambre située sous l'étable contiguë à la maison. Cette crypte était assez grande pour contenir une quinzaine de personnes. L'entrée était à 3,50 M de la margelle et on ne pouvait l'apercevoir de l'extérieur car le puits était très étroit et très sombre.Un parent de l'abbé Le GALL , habitant Lézardrieux , à un jour déclaré que des prêtres se cachaient chez TAUPIN, à l'approche des bleus, s'enfuirent par les gouttières. L'abbé LELLIER avait pu s'échapper. Les abbés Le GALL et LAGEAT allaient en faire autant lorsqu'un malencontreux coup de vent enlève le chapeau de l'abbé Le GALL et tombe au milieu des soldats qui n'eurent aucun mal à les repérer et à les arrêter.Il fut condamné à mort en même temps que l'abbé LAGEAT et guillotiné le 3 mai 1794 sur la place du Marc'hallach' à Lannion.Inhumé au cimetière Saint Nicolas,son corps et celui de l'abbé LAGEAT furent transférés à la chapelle de la retraite à Lannion en 1853. M. L'HEVEDER fit apposer sur leur tombe une plaque portant cette inscription: "Ici reposent les précieux restes mortels de Messire André Le GALL ancien vicaire à Cavan, et de Fraçois LAGEAT ancien recteur de Coatreven mis à mort pour la foi, le 3 mai 1794, custodist dominus omnia ossa eortum"

Voici l'extrait de leurs condamnations ainsi que celle de leur logeuse:

LAGEAT François, prêtre, domicilié à Coatreven, département des Côtes-du-Nord, condamné à mort le 14 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Côte-d'Or, comme réfractaire à la loi.

LE GALL André, prêtre, domicilié à Cavan département des Côtes-du-Nord, condamné à mort le 14 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Côte-d'Or, comme réfractaire à la loi.

En 1791, les 5 et 19 juin , deux actes de baptême des registres paroissiaux de Caouënnec sont signés " And LE GALL vicaire à Cavan", Il s'agit probablement d'André Le GALL, agé de 35 ans (ce sont les derniers actes de sa main) , découvert caché , avec l'abbé François LAGEAT agé de 31 ans, chez Ursule TIERRIER épouse de Pierre TAUPIN, à Tréguier le 1° mai 1794. Ces prêtres réfractaires sont guillotinés , le 14 floréal an II ( 3 mai 1794) ,(soit 2 jours après leur arrestation, elle est rapide la justice révolutionnaire!!!!!!)sur la place du Marc'hallac'h de Lannion, puis enterrés au cimetière de saint Nicolas de Lannion. L'abbé Onffroy de KERMOALQUIN aumônier de Crec'h-Avel ( aujourd'hui lycée Bossuet) tranfère leurs reliques dans la chapelle de crec'h Avel en 1852.Lors de la désaffectation de la chapelle de Bossuet, ces reliques sont déposées solenellement le 21 jan 1996 dans l'église de Brélévenez sous une dalle mortuaire à leurs noms , dans le transept nord.

Le lendemain de l'éxecution, l'accusateur public notifiait cette double exécution au commissaire général à Paris.

"Lannion 15 floréal an II ( 4 mai 1794)

Citoyen commissaire ent e renvoyant les accusés de réception... je t'annonce que je fis condamner hier 2 prêtes à mort et la ci-devant femme de chambre de l'ex-évéque de Tréguier convaincue de royalisme et qui sera exécutée aujourd'hui à Tréguier où un exemple terrible est nécessaire, on y est gangréné d'aristocratie. Nos prêtes gros et dodus sont montés à l'échafaud avec l'audace du fanatisme. Je t'enverrai le jugement.

TIERRIER Ursule, femme Taupin, domicilié à Tréguier, département des Côtes-du-Nord, condamné à mort comme receleuse de prêtre réfractaire, le 14 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

Le jour de l'exécution vers 16h, le femme TAUPIN est liée sur un cheval derrière la voiture qui transporte la guillotine et le convoi s'ébranle pour Tréguier escorté du bataillon d'Etampes qui, assoifé, fait halte à Pont-Losquet pour se faire servir à boire chez les parents de l'abbé LAGEAT.

On peut voir aussi dans l'église de Pleubian une plaque commémorative en souvenir des prêtre insermentés LE LUYER, DU RECHOU, LE GUEN et LAGEAT qui ont exercé leur sacerdoce à Pleubian pendant la révolution.

MONTFORT L'AMAURY n'a pas oublié ursule TIERRIER, on peut lire sur une plaque dans l'église:

"A la mémoire de ursule TIERRIER, épouse de Pierre TAUPIN, mère de 5 enfants, née en cette paroisse le samedi 16 aout 1755, baptisée le lendemain en cette église, guillotinée devant sa demeure à Tréguie le 15 floréal an II(dimanche 4 mai 1794) pour avoir recueilli des prêtes cathliques"

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Actualités locales:Déplacement en bateau risqué
Posté par: Hervé Berthou sur 18 janv 2013 04:24

Le 2 mars 1764 :16 noyés en allant au marché

En cette période, les routes n’étaient pas ce qu’elles sont de nos jours et parfois, il était plus commode d’emprunter les voies d’eau et donc le bateau. C’est ce que faisaient ces habitants de Tréguier, pour aller au marché de Le Roche-Derrien, soit environ six kilomètres.

Nous sommes donc le vendredi 2 mars 1764. Un groupe de seize personnes remonte donc le bras de mer du Jaudy, pour relier Tréguier à La Roche-Derrien, où se déroule le marché. Le Batelier est Noël Jézéquel, qui est âgé de 39 ans. Maladresse, accident ? Rien n’est précisé sur le registre de la paroisse de Saint-Sébastien-de-la-Rive, une des trois paroisses de Tréguier, à l’époque, mais le texte rédigé par le prêtre permet tout de même s’imaginer les évènements et d’identifier les personnes. Parmi les décès, ceux de l’épouse d’un cousin, de sa sœur et des deux filles de cette dernière. J’ai fait mon possible pour le déchiffrer. J’ai corrigé un peu l’orthographe.

« Le vendredi, second jour de mars mil sept cent soixante quatre, en allant au marché de La Roche-Derrien, par le bras de mer, qui conduit de Tréguier, ont été noyés ou ont péri de froid, sur la cote, près la chapelle de Sainte Anne (NDR : Je pense qu’il s’agit de la chapelle Sainte-Anne située sur la commune de Trogéry, rive gauche, en remontant le Jaudy, environ à mi-chemin) Noël Jézéquel, qui était le batelier, âgé de trente neuf ans, époux de Janne Malbany, avec deux de ses filles : Marie-Josèphe et Isabelle Jézéquel. Demlle Catherine Coatannoan, âgée de soixante six ans, marchande épicière, épouse du Sr Yves Le Moullec, avec sa servante nommée Perrine Le Foricher, âgée de vingt-deux ans, fille de Jan Le Foricher et de feue Janne Corollo. Demoiselle Marie-Renée Le Breauzic, marchande épicière, âgée de quarante-quatre ans, épouse du Sr Jan Savidan, de « Bréchenbain » (?), avec ses deux filles, Marie-Michelle et Janne Savidan et Demoiselle Pauline Françoise Le Breauzic (femme d’un 1er cousin à 7 générations), sa sœur, marchande épicière, âgée de quarante ans, épouse du Sieur Le Pivaign, avec sa servante, nommée Michèle Quemper, de Pleumeur-Bodou, fille mineure des défunts Pierre Quemper et Marguerite Mélot. Anne Goasdoué, âgée de trente quelques années, épouse de René Dufin, cloutier de profession. Marie-Olive et Catherine Le Moal, sœurs, marchandes épicières, filles de Pierre Le Moal, maistre de barque et de Marguerite Le Contellec. Demoiselle Marguerite Frangeul (?), marchande de mercerie, fille mineure du Sr feu Jan Baptiste Flangeul (?) et de Demoiselle Marie-Josèphe Le Minoux. Janne et Marguerite Le Flem, sœurs. La première, servante chez François Moreau, marchand épicier et la seconde, journalière dans la ville. Toutes ces personnes, demeuraient dans la ville de Tréguier et y tour, la plupart dans la paroisse de la Rive. Personnes de probité et qui, toutes, avaient la crainte de Dieu. Toutes très utiles à leurs familles et pour la plupart nécessaires.

Leurs cadavres ont été transportés sur le quai de Tréguier, après en avoir eu la permission verbale de Monsieur Guilbeau, de cette ville, greffier de l’Amirauté et le quatre du dit mois, et après en avoir reçu la permission de monsieur le procureur du Roy de l’Amirauté, en date du trois du courant et que je retiens ainsi signé de Nilamon, pcr du Roy de l’Amirauté, ont été par moi, sous signés Recteur et Recteur de la Rive, assisté de tout le Clergé du bas chœur, le quatre mars mille sept cents soixante quatre, solennellement inhumés avec gémissements, pleurs et lamentations, dans le cimetière de Saint-Fiacre, en présence de leurs familles éplorées et d’une grande affluence de peuple qui fondait en larmes.

Personne ne s’est présenté pour signer.

Joseph Jacques Pitot, Recteur de la Rive. »

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Histoires de famille:Messire Jacques marie PARANTHOËN sénéchal de Pleubian
Posté par: BERNARD le guen sur 21 févr 2012 04:13
Les baillis (nord de la France) ou sénéchaux (sud de la France) étaient des officiers locaux de l'administration royale. Ils étaient nommés, gagés et pouvaient être révoqués par le roi qui leur conférait des attributions administratives, judiciaires et financières. Ces deux fonctions furent créées sous le règne de saint Louis (1226-1270). Elles s'ajoutèrent parfois à des offices existants (comme les prévôts, ou certains vicomtes). Les sénéchaux faisant office de bailli virent leur importance décroître à partir du XVe siècle puis devinrent des officiers quasi honorifiques à partir du XVIIe siècle.
Dans le système féodal français, un sénéchal était un officier d'un seigneur (titré ou non) chargé de la justice seigneuriale (haute, moyenne ou basse) et présidait habituellement les plaids de la seigneurie, cour se réunissant régulièrement pour régler les litiges survenus dans le ressort de la seigneurie, privée ou royale. Ce système a été aboli en 1789 en France mais s'est maintenu partiellement à Jersey et à Guernesey, et surtout à Sercq, où le sénéchal nommé par le seigneur héréditaire est membre de droit de l'assemblée représentative de l'île (réforme de 2008).
Jacques marie Paranthoën (17093 de l'arbre) marié à Louise olive Guezennec (17094) ont eut 12 enfants, jacques marie pendant la période révolutionnaire fut victime de dénonciation calomnieuse, voici l'histoire:
Jacques marie Paranthoën, ex sénéchal de la paroisse de Pleubian, est mis hors de cause.
Le 30 septembre 1792, une dénonciation calomnieuse mettra en cause quatre Pleubiannais.
Pierre Le Quellec (de Kerrac'h), Yves Guezennec, vincent Le Razavet et jacques marie Le Paranthoën, ex sénéchal de la paroisse de Pleubian sous l'ancien régime, seront dénoncés comme donnant asile à des gens voulant émigrer.
Le conseil ordonnera la saisie des armes en leur possession(ce sont de vieilles armes), de démissionner Pierre Le Quellec de la fabrique( ce sera fait le 20)
Les armes , avec celles de Charles Du Rechou, seront confiées à françois Lucas.
Jacques marie Paranthoën sera lavé de tout soupçons par le conseil municipal qui s'était réuni à la mairie , le 7 octobre 1792, pour en juger, et établir un procés verbal circonstancié:
".....a de plus comparu jacques marie Paranthoën, citoyen Français et cultivateur; lequel nous a exposé qu'il se voit inculpé calomnieusement et traité comme homme dangeureux et ennemi de la révolution, sur des propos faux et sans fondement. Tout citoyen est cependant sous la sauvegarde de la loi et il ne doit pas suffire d'un soupçons malicieusement répandu par un ennemi caché ou connu pour vexer des citoyens à qui on ne peut faire avec raison aucune reproche d'incivisme. Il est une vérité incontestable c'est que toute personne accusée sous quelque prétexte que ce soit est sensée innocente jusqu'après la conviction. Cependant ,au mépris de ce principe consacré par nos nouvelles lois, l'exposant a été en bute à un acte de rigueur qui ne devrait s'exercer que contre des délinquants convaincus.Ce qui met le complément à cet acte et achève de la caractériser c'est la publicité qu'on a affecté de lui donner des armes sans en avoir lors des motifs.Il n'a fait aucune difficulté de remettre les armes que réclamaient des menbres connus d'une autorité constituée. Mais était-il donc necessaire de venir à main armée?
Un citoyen paisible qui loin d'avoir jamais cherché à susciter aucun trouble s'est conformé à tous les décrets des deux assemblées Nationales.
Fallait-il choisir précisement l'heure ou une population immense sortant des vêpres et servant d'escorte à cette expédition militaire pouvait être exitée par le premier malveillant et renouveler les scènes d'horreur qui, malheureusement, n'ont que trop éclatées dans la France ?.
De plus , de quoi l'exposant est-il non pas convaincu mais soupçonné?
Quels sont les motifs de cette suspicion?.
Peuvent-il légitimer la conduite qu'on a tenu à son égard?.
La provocation de M le procureur de la commune n'a d'autre base que des plaintes verbales qu'on lui a faites, par plusieurs personnes que le sieur Jacques marie Paranthoën a logé plusieurs personnes dans sa maison qu'on jugeait avoir dessein de s'émigrer.
Des plaintes verbales sont insignifiantes, des allegations en l'air ne sauraient rien constater. tout homme qui se cache, qui ne fait des dénonciations sourdes et masquées est évidement un calomniateur et l'officier public qui accéde à ces calomnies et s'en fait une arme pour molester quelques citoyens franchit les limites de son devoir.
Au rete si l'exposant avait logé quelques personnes qu'on jugeait avoir dessein à émigrer , les auteurs des plaintes et leurs adhérents devaient agir lorsqu'elles étaient dans la maison et puis qu'ils ne l'ont fait, ils se sont rendus coupables de favoriser l'émigration.
Mais il est paru de toute fausseté que l'exposant ait logé aucune personne suspicionnée (ou autres) et il met en défit ses obscurs intigatuers de le prouver.
Tous les gens de la maison l'attesteraient s'il était nécessaire. D'ailleurs, il n'était nul besoin de déployer l'appareil terrible de la force armée viv-à-vis d'un citoyen qui n'a jamais manifesté la volonté et qui n'a pas la faculté de faire la moindre résistance . Il est notoire, et personne ne l'ignore dans la paroisse, que l'exposant est privé de vue. Comment d'ailleurs peut-on lui supposer aucune maivaise intention dans l'usage des armes. Il avait fait une déclaration exacte de toutes celles qui étaient dans sa maison et par là avait contracté l'obligation de les présenter toutes les fois qu'il y en aurait été requis et il l'aurait toujours fait avec joie pour la défense de la patrie ou la sécurité publique, et mëme à la première réquisition , au mondre avis qu'on lui eut donné de l'arrêté du bureau municipal, il s'y serait soumis sans récalcitration comme il l'a prouvé par le fait.
N'aurait-il pas été aussi de l'ordre et de l'équité de demander une justification préalable si tant est qu'une inculpation de cette nature puisse la nécessiter,.
Au reste cette inculpation est assez grave et l'acte qui l'a suivie est assez flétrissant par les idées d'incivisme qu'il a répendu sur l'exposant pour l'aitoriser à requérir qu'on lui dénomme ceux dont les plaintes l'ont exposé à une pareille avanie, afin de pouvoir poursuivre et obtenir vers eux une juste réparation.
M le procureur de la commune , trop prudent pour n'en avoir pas remis la liste des noms ne saurait refuser de les désigners sans s'exposer à une responsabilité personnelle. Il est même de son devoir de les faire comparaître pour administrer les preuves de leurs dénonciations inconséquentes. Dans le cas d'un néant de preuves, ce qui ne peut manquer; ils doivent être traités comme d'infames calomniateurs et soumis à une poursuite légale.
Dans tous les cas , l'exposant demande que messieurs les officiers municipaux veuillent bien déclarer qu'il a été faussement et injustement inculpé , et ordonner que toutes les armes seront les conséquences rétablies en sa disposition et cela pareillement à jour de dimanche et à l'issue de la grande messe ou des vêpres afin de détruire les mauvaises impressions dont le peuple a été imbu necessairement par l'éclat de ce désarmement sauf en donner toutes les fois que le service de la garde nationale ou la défense de la République l'exigera et a signé Paranthoën"
Nota: Le procureur de la commune était à l'époque Guillaume COSTIOU,qui fut remplacé par la suite , par gabriel DE LAUNAY.
L'ex sénéchal de la paroisse de Pleubian y décédera le 18 novembre 1807, à l'age de 73 ans. Fils de Guillaume et d'Anne Le Meur, il était l'époux de Louise Guezennec .
Quelle belle prose, ce texte est vraiment actuel dans sa teneur et sa qualité.
d'aprés "Pleubian dans la révolution 1789-1799"
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Histoires de famille:Guillaume L'HOSTIS 1810/1887 chevalier de la Légion d'honneur
Posté par: BERNARD le guen sur 9 févr 2012 02:22

Chevalier de la légion d'honneur par décret impèral du 15 aout 1858,alors qu'il était patron de la goélette de l'état "la gentille"en station à Saint pierre et Miquelon. Le décret d'obtention de la légion d'honneur est en annexe photos, ainsi que la photo de la caronade de la Gentille

La marine impèriale, la flotte de NapoléonIII.

La "Gentille" était une goélette dite "goélette de 6", elle appartennait à la classe IRIS, sur les plans tracés par HUBERTen 1818.

La serie comportait 22 unités. Quelques modifications furent apportées au dessins en 1835.

La Gentille, port de Cherbourg. mise sur cale le 15 avril 1840, lancée le 11 aout 1840, en service le 1 janvier 1841, rayée des services le 30 jan 1868.

Déplacement 35 T

Armement : 1 pu...

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Histoires de famille:Est ce ainsi que les hommes vivent? Jean KERGUS 1730/1800
Posté par: BERNARD le guen sur 7 févr 2012 04:32

Jean KERGUS 1730/12 mai 1800(22 floréal an VIII de la république) était le père d'une belle soeur de mon ancêtre direct Pierre Ollivier MEUDAL, cette triste histoire est tirée du procés verbal mortuaire du "pauvre homme".

l'an VIII de la République Française une et indivisible,ce jour 22 floréal environ les huit heures du matin, nous Pierre Gouronnec juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Lézardrieux, préfecture des côtes du nord,sur l'avis nous donné le jour d'hier par les citoyens Yves Le Meur,Henry Le Barbu ,Yves Cloarec , demeurant séparement sur la commune de Pleubian, qu'ils auraient trouvés sur la grêve "le yellen"Lan-ar-roze , dudit Pleubian, un cadavre masculin mort leurs paraissant noyé, que d'après cet avis, nous avons de suite appelés en date du jour d'hier le citoyen Luc Magdeleine Gandon demeurant sur la commune du canton de Paimpol, officier assermenté, désigné pour l'arrondissement de ce canton, avec assignation de trouver lieux et heures , pour visiter ledit cadavre sur la grêve de "yellen" Lan-an-roze audit Pleubian, lequel étant rendu à notre invitation au bourg communal de cette commune de Pleubian le jour d'hier, nous nous sommes transportés, accompagnés du citoyen Jean , fils de Gabriel Delaunay, faisant fonction de greffier, demeurant audit Pleubian, jusqu'à la demeure de Marie Saint Jalme , veuve de Bonnaventure Le Meur, audit Pleubian ou s'étant rendus tous de compagnie, y avons trouvé les citoyens Pierre Le Quellec,joseph Coatannoan, notables de cette commune, le cadravre trouvé sur la grêve,qui y avait été transporté sur la place publique hors de la proye de tout animaux. Lequel cadavre à nous présenté, l'avons trouvé masculin, de l'age de 70 ans, taille de 4 pieds 9 pouces*, ayant sur son corps une chemise de toile commune, trés usée, l'ayant eu de charité marquée, vu vieux bonnet de laine grise usé,un mauvais gilet d'étoffe grise, une vieille casaque de toile faitisse*,une mauvaise grande culotte de même toile, sans bas, n'y souliers, interpeller et demander aux personnes présentes, s'il reconnaisait ledit cadavre, s'est présentée Marie Lescouarch de cette commune de Pleubian, laquelle a déclarée reconnaitre Jean Kergus ,son mari, que ledit Jean Kergus son mari était parti de la maison le 18 de ce mois vers 8 heures du matin, menant la vache par la corde paître à l'ile vierge ( Prés de Modez), que la vache rendue à la maison environ les 2 ou 3 heures de relevée à la nage de cette côte, la dite Lescouarch étant auprés de la grêve faire du goëmon à feu,n'eut aucune connaissance de ces faits, que Françoise Kergus sa fille fut la trouver, chez Yves Evennou, laboureur, chez lequel elle était a faire du goëmon ,que lors la marée étale dans son plein, elle put voir si elle eut connaissance de son feu mari, mais inutilement, et prévoyant comme il était paralitique du côté droit qu'il aurait put être surpris par la mer, l'avait cherché par tout le long de la côte et qu'il ne fut trouvé que le 20 de ce mois courant , environ les quatres heures de relevée par les dénomés ci devants Lesguech encourérent aussitôt connaissance à ladite Lescouarch: En conséquence, de tout ce que dessus,ledit citoyen Gandon présent et visitant ledit cadavre nous a fait voir, et avons vu qu'il était sain, sans playes, fractures, luxations ni contusions, et que d'aprés les déclarations , ci devant faites tant par les personnes qu'ils l'ont trouvé sur la grêve, que de ladite Lescouarch, veuve du défunt, la visite faite postérieurement à reconnu l'inutilité de l'ouverture intérieure dudit cadavre.

En conséquence considérant que ledit défunt Jean Kergus était véritablement paralitique de ses menbres , côté droit à ne pouvoir s'aider et ce notoirement connu et allant même à l'aumône , considérant que ce cadavre putrifiant et que vraisemenblablement il a péri depuis les 18 de ce mois, avons ordonné , nous juge susdit et sousigné son himumation et que toute suite ultérieure serait inutiles, et avons donné la charge du tout à ladite Lescouarch sa veuve, qui a déclarer sans charger, fait et conclu à la demeure de ladite Marie Saint Jalme, sous notre seing, ceux des dit citoyens Delaunay, Gandon, Le Quellec et Coatannoan, et les dits Le Meur , Le Barbu , Le Cloarec et ladite Lescouarch ont déclarés ne le savoir faire , quoique décement interpellés, le dit jour par devant moi: ont signés Pierre Gouronnec juge de paix, Delaunay greffier , Gandon officier, Pierre Le Quellec et Joseph Coatannoan .

d'aprés lecture de ce procés verbal que les susdits Pommellec,et Delaunay l'ont déclaré conforme à la vérité , j'ai enfin transporté ..........en la demeure de ladite Marie Saint Jalme de cette commune pour m'informer de ce cadavre et j'ai rédigé le présent acte que lesdits Gouronnec, Le Pommellec et Delaunay signent, fait à la maison commune de Pleubian le jour ,mois, an que cidevant , en rature 4mots seuls..

* environ 1m60

* Faitisse : bien faite, et aussi manière de tisser.

C'est une histoire simple, une famille simple, la fille fait du goêmon pour un cultivateur, surement pour amender les terres, la mère ramasse du goêmon à feu pour faire cuire sa maigre pitance et pour chauffer le logis, le père , le mari Jean Kergus quoique très handicapé ne veut pas être en reste, il mène sa vache paître sur une petite ile entre Modez et Penlan, n'ayant plus toute ses facultés physique il et surpris par la marée et coule à fond. La pauvre vache retoure à la nage sur terre, et ensuite dans son étable . On a du mal à notre époque d'imaginer un homme de cet age , lourdement handicapé parcourant cette distance à travers la grêve pour faire brouter sa vache sur cette ile aux herbes folles.


Le 18 floréal ce fut un aller sans retour pour Jen Kergus , qui périrat noyé .

A la tristesse de ce fait divers , s'ajoute la tristesse de l'énumération de ses quelques nippes, de pauvres hardes!!!

Cette noyade avait mis le village de Laneros en ébulitions , de nombreuses personnes était accouru pour témoigner sa sympatie à la famille Kergus .

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Histoires de famille:Yves Marie LE ROUX prêtre constitutionnel 1740/1803 (n°17037 de l'arbre)
Posté par: BERNARD le guen sur 4 févr 2012 08:59

Le clergé constitutionnel est le clergé issu d'une loi de la Révolution française, la constitution civile du clergé. Cette loi donnait un nouveau statut au clergé français.

Le clergé constitutionnel a existé de 1790 jusqu'au Concordat de 1801 signé entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII.

Il est composé de prêtres et des évêques constitutionnels. les prêtres ayant prêté serment (à la Constitution Civile du Clergé) étaient appelés « prêtres jureurs » ou « prêtres assermentés », par opposition aux « insermentés » et « réfractaires ».

À la chute de Robespierre, le 9 thermidor de la même année, l’Église constitutionnelle est dans une situation catastrophique. Désorganisée par le mariage et l’abdication de certains de ses prêtres et de ses évêques et par la persécution de la Terreur, il ne restait en fonction qu'une trentaine d'évêques constitutionnels6. La suppression du budget des cultes, par le décret du 2 sansculottides an II (18 septembre 1794), allait rendre la vie matérielle du clergé très difficile.
Telle était la pèriode difficile dans laquelle vivait mon 1° cousin à 6 génération de nous......Voici grâce aux cahiers de la presqu'ile , une tranche de sa vie........
A la mort de messire Guillou de Penanguer le 22 avril 1791, Jean marie Jacob, évêque constitutionnel des côtes du nord, assisté de Nicolas Armez, procureur général syndic dudit département , se hâte de nommer l'abbé Jacques Rolland Scolan, curé de Pleudaniel, ancien moine de Beauport, curé constitutinnel de Perros-hamon en Ploubazlanec sa paroisse natale.
Il semblait jouir de l'estime de Jacob, c'est sans doute pourquoi on lui donnait une paroisse plus grande. Il fut installé à Pleudaniel le 26 juin 1791, le procés-verbal de son installation fut signé par le maire Jacques Le Saux, les officiers municipaux et les notables de la paroisse.
Ce fut le premier prête constitutionnel de la paroisse à chanter la messe.
Aprés l'évangile il monta en chaire et fit le serment de fidélité à la constitution civile du clergé et promit de défendre celle-ci de tout son pouvoir jusqu'à la mort.
La constitution donnait au recteur le droit de choisir son vicaire. Jacques Rolland Scolan porta son choix sur un prêtre originaire de Lanmodez, Yves Marie Le Roux , fils d'Yves et de Catherine Regodo ( ou Rigado, Rigadou), né le 17 avril 1740. En 1791, il était vicaire à Lanloup et prêta serment le 13 février devant la population réunie à l'église. Il n'avait pas la réputation d'un caractère facile et l'on ne sait quelles difficultés auraient surgi si J-R Scolan et yves Marie Le Roux avaient vécu longtemps ensemble au prebytère. Mais dieu rappela à lui Messire Scolan le 19 mai 1792 en ce jour ou les bons chrétiens priaent en cachette le bon saint Yves dont la fête traditionnelle ne pouvait avoir lieu.
L'abbé Scolan ne fut pas remplacé comme curé de Pleudaniel. Yves Marie Le Roux resta seul jusqu'au 27 novembre 1792, date à laquelle le prêtre assermenté Charles Le Troadec arriva à Pleudaniel.
Charles le troadec officiait au bourg et yves marie Le Roux à Kerroul (chapelle importante à cet époque)
Le 20 novembre 1793, les églises sont fermées et les pratiques religieuses interdites. Pendant ce temps, l'abbé Le Roux mène une vie calme et paisible jusqu'au 13 avril 1794.
A cette date Carpentier, représentant du peuple en mission dans les côtes-du -nord, publia un décret déclarant que tout prête assermenté habitant le département devait renoncer complètement à son caractère et à ses fonctions sacerdotales (remettre sa lettre de prêtrise). Il devait aussi contracter mariage immédiatement sous peine d'emprisonnement au chef lieu de district. Yves Marie Le Roux imitant en cela tous les prêtres du canton refusa de se soumettre à cette loi honteuse.
Le 9 floréal an III (28 avril 1795) Yves Marie Le Roux est arrêté et conduit à Pontrieux par Yves Moreau, joseph Le Vaillant et Yves Le Gac.
Il demeura en prison deux mois et demi, réclama sa mise en liberté et promit de se soumettre au décret Carpentier. Aussitôt libre, il fit ce qu'il avait promis. Son épouse était agée de 81 ans, il en avait 55(autre façon de détourner la loi, c'était un mariage blanc!!!). A partir de cette date on n'endendit plus parler de lui. Son épouse mourrut le 25 octobre 1795 et yves Marie Le Roux le 28 mai 1803. M Kerroux qui répondit la dernière messe de Mgr Le Minter a écrit ce qui suit: prétexte pour sortir de
"Yves marie Le Roux aimait la boisson, c'est exact. mais on ne peut lui reprocher autre chose? Jamais il ne cohabita avec son épouse et le scandale qu'il causa à la mairie de Pleudaniel le 18 septembre 1794 ne fut qu'un honteux prétexte pour sortir de prison".
Il ne fut pas le seul à se marier. Claude Marie André , natif de pleudaniel et vicaire à Saint Clet, prêta serment et se maria également. Charles Le troadec,vicaire à Lézardrieux, prêts serment et refusa de se marier, il fut emprisonné à Guingamp et ne fut remis en liberté que 8 mois plus tard.
Voila dans quelle période tourmenté nos ancêtres vivaient.

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Histoires de famille:Yves LE GUEN 1739 Pleubian/ 1825 Lanmodez Prêtre sous la révolution
Posté par: BERNARD le guen sur 1 févr 2012 05:27

Yves Le Guen né le 18 mai 1739 à Pleubian, mort le 21 octobre 1825 à Lanmodez, fils de yves et Louise Le Bastard,voici quelques bribes de son histoire grâce au livre "Pleubian dans la révolution 1789-1799"du collectif Pleubian et son passé, .Je suis heureux de retrouver ces gens sortis du passé , et qui ont fait l'histoire familiale ,forgés nos caractères par leurs révoltes, leurs idées (même anti républicaine), ils font partis de nos gènes, de nos vies. Yves était mon 2° cousin à 5 génèrations de nous.

LE GUEN yves, né à Pleubian en 1739, vicaire à Kerbors, insermenté , arrestation demandée par LE BEAU, curé constitutionnel.

Extrait de la lettre de Le Beau:"Je soussigné Le Beau ,curé de la paroisse de Pleubian, remontre au sieur Le Quellec , qu'il ...

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Histoires de famille:François BERTHOU 1767 Pleubian/ 1804 Langoat Prêtre à Pleubian sous la révolution
Posté par: BERNARD le guen sur 1 févr 2012 05:09

François BERTHOU né à Pleubian le 16 janvier 1767, mort à Langoat le 21 avril 1804, fils de Pierre et Marguerite DANIEL,Prêtre, était mon 1° cousin à 5 génèrations de nous!!. Voici grâce au livre "Pleubian dans la révolution 1789-1799" voici une partie de son histoire:

Dans le relevé nominatif des prêtres natifs ou ayant exercé leur sacerdoce à pleubian, établi à la date du 11 messidor an 6 de la république( 1802) nous lisons:Berthou françois, 35 ans, né à pleubian en 1767, autrefois vicaire,maintenant simple prêtre,assermenté rétracté,non déporté , intolérant,s'est mal comporté pendant la révolution, à éloigner pour le rétablissement de la tranquilité publique.Nommé prêtre constitutionnel dè...

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